Le couple affirme que CFC (l'Agence Canadian Fertility Consultant) lui avait promis une transparence totale ainsi que des factures détaillées documentant chacun des remboursements versés à la mère porteuse. Or, selon eux, les factures qui leur ont été remises pendant la grossesse ne présentaient que des totaux mensuels globaux, sans détail des dépenses individuelles, les empêchant ainsi d'examiner chaque remboursement.
Après la mortinaissance, Kasparian et Cohen ont demandé à CFC de leur fournir l'ensemble des reçus. Deux mois plus tard, CFC leur en a remis 575, « de manière désorganisée et incompréhensible », selon leur déclaration. Les documents comprenaient notamment « des captures d'écran non datées, des reçus rédigés à la main, des pièces comportant des totaux incomplets ou dépourvues de preuve d'achat, ainsi que de nombreux doublons ». Parmi cette masse de documents, le couple allègue avoir trouvé des reçus pour des médicaments en vente libre susceptibles de présenter un danger pendant la grossesse, des « bonbons, des plateaux-repas pour des réceptions, des gâteaux d'anniversaire, des repas pour jusqu'à cinq convives, ainsi que des factures d'épicerie appartenant à d'autres personnes dans différentes villes ». Ils affirment également avoir découvert des reçus pour des « repas dans des établissements vinicoles, des articles pour animaux alors que la mère porteuse n'avait pas d'animal de compagnie, des articles de décoration intérieure, des orchidées en céramique, des vêtements pour hommes, des piles, des rideaux, des parapluies », ainsi que des reçus attestant de l'achat de boissons alcoolisées.
Selon la déclaration, ces reçus démontrent que CFC a manqué à son obligation de veiller au respect du contrat et de la Loi sur la procréation assistée (LPA). Le couple y décrit également son profond désarroi lorsqu'il a découvert que la mère porteuse avait « acheté et cherché à se procurer des produits susceptibles d'être nocifs pendant sa grossesse ».
- Morgan Sevareid-Bocknek Social Issues Reporter, Toronto Star, 02 août 2026" -Dream of having child turned into surrogacy nightmare" - "lawsuit claims Agency charged thousands for expenses, including alcohol, couple says "
"Je sais que ça va paraître fou, mais j'ai toujours peur d'elle [la propriétaire de l'agence]. Je sais que personne ne m'enlèvera mon bébé [...] le bébé est né, tout va bien, mais j'avais peur de ce qu'elle pourrait faire pour nuire à ma relation avec ma mère porteuse et donc à ma famille."
- Rachel
"La partie raisonnable de mon esprit me dit que vous n'avez rien fait de mal, que vous avez engagé une agence, qu'elle a certes enfreint certaines lois en votre nom, mais qu'elle est responsable [...], mais [...] il y a une voix au fond de ma tête qui me dit : « Bon sang de bonsoir ! Vous venez d'enfreindre la loi [...] vous risquez maintenant d'aller en prison ou d'être condamné à une amende d'un demi-million de dollars ».
- Isabel
"Il y a un tel manque de transparence de la part des agences, des mères porteuses, de toutes les personnes impliquées et de la loi que l'on ne peut s'empêcher, du moins la première fois que l'on passe par là, d'avoir l'impression que l'on profite de nous [...] on paie pour des choses qui [...] n'ont rien à voir avec la grossesse [...] c'est peut-être bien, mais je - ne me dis pas que la mère porteuse dépense X dollars pour des dépenses liées à la grossesse et que l'on découvre plus tard que ce n'est pas vraiment le cas, n'est-ce pas ? Dites-moi simplement ce que nous dépensons pour la grossesse."
- Samuel
"Mon agence m'avait facturé 10 000 dollars supplémentaires après l'accouchement pour des dépenses que je savais avec certitude que la mère porteuse n'avait pas engagées. Mon avocat m'a demandé de ne pas payer, et lorsque l'agence a appris que j'avais fait appel à mon avocat, elle n'a plus demandé de paiement. Si l'argent avait vraiment été destiné à la mère porteuse, l'agence aurait continué à me demander le paiement"
- Carrie
"Je vous paie cette somme énorme, vous ne faites absolument rien et vous ne vérifiez même pas les factures que vous m'envoyez, [...] vous êtes censé vérifier et confirmer que vous avez des reçus avant de me les envoyer, mais lorsque je pose des questions [...] vous n'avez manifestement pas cherché de reçu et il y a tellement d'erreurs."
- Phoebe
"J'ai demandé des reçus et mon agence m'a répondu qu'elle avait pour politique de « conserver les reçus jusqu'à la fin de votre parcours avec la mère porteuse ». L'agence n'a accepté m'envoyer les reçus qu'après avoir demandé à mon avocat de les réclamer. J'ai alors appris que l'agence n'avait pas demandé de reçus à la mère porteuse avant de la « rembourser »."
- Marie
"J'ai redemandé des reçus et on m'a dit « nous nous en occuperons, vous n'avez pas à vous inquiéter ». Ils n'ont rien voulu nous montrer, [...] et bien sûr ils ne vont rien nous montrer, parce que vous savez quoi, ils ont fait un chèque à la mère porteuse, le premier du mois. Montant total."
- Monica
"Le contrat avec la mère porteuse et par l'intermédiaire de l'agence stipule, vous savez, une dépense remboursable maximale de cette somme d'argent. Et chaque mois, la mère porteuse atteint le maximum, et quand vous regardez les choses, comme je ne veux pas me mettre dans le pétrin ici, mais quand vous regardez les choses qui sont comme remboursées, je veux dire, je ne - je doute fortement que euh la plupart des femmes au Canada accumulent autant de dépenses directement attribuables à leurs, leurs grossesses."
- Giovanni