Aymeric
et
Naiah

Cliniques sans encadrement réel, agences bon marché, mères porteuses mexicaines séparées de leur enfant : le Mexique s’est imposé comme le Far West de la grossesse pour autrui.
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PHOTO : Instagram - Naiah Nikole
Sources des informations :
Surrogacy shock: Las Vegas couple fights international surrogacy nightmare after DNA revelation KTNV Las Vegas 26 février 2026
Etats-Unis : les commanditaires d’une GPA reçoivent par erreur l’enfant biologique de la mère porteuse Genethique - 10 mars 2026
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GPA : Un couple bénéficiaire reçoit le bébé de la mère porteuse par erreur.
L'agence leur propose de le garder et offre un deuxième bébé en échange d'une entente de non-divulgation.
L’agence Miracle Surrogacy mène ses activités au Mexique, tout en étant également établie en Floride. En raison de tarifs jugés concurrentiels, des couples et des personnes seules, aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, recourent à ses services. Aymeric et Naiah Monello-Fuentes, établis à Las Vegas (Nevada), comptent parmi les personnes ayant fait appel à cette agence afin d’obtenir un enfant grâce par l'entremise d'une grossesse pour autrui
Il est raisonnable de supposer, compte tenu de la suite des événements, que le couple a choisi l'agence "Miracle Surrogacy" afin de bénéficier des prix concurrentiels annoncés.
Infertilité ?
Il est assez fréquent, dans l'industrie de la GPA, que les couples bénéficiaires ne souffrent pas d'infertilité au départ. Ainsi, il arrive que des femmes attendent trop longtemps après leur période de fertilité pour porter un enfant ou que deux hommes ou des personnes célibataires fertiles aient recours à la GPA parce qu'ils ne souhaitent pas conclure des arrangements de coparentalité. Naiah est un homme transidentifié, ayant subi volontairement une chirurgie de castration, ce qui l'a rendu biologiquement inapte à fournir des gamètes. Aymeric a donc fourni son sperme afin que l'enfant à naître lui soit génétiquement lié, Naiah s'opposant à l'adoption. Le couple a eu recours à une pourvoyeuse d'ovocytes pour concevoir des embryons in vitro dans une clinique au Mexique. Selon le site Web de l’agence, les pourvoyeuses d'ovocytes sont "sélectionnées" en fonction de critères de beauté : Elles sont instruites et soumises à un processus de sélection rigoureux. Le couple a déboursé 81.000 $ pour les services de l'agence et de la clinique de fertilité.
Naiha exprimait le souhait d’avoir un garçon. Il est dès lors plausible que la clinique ait sélectionné les embryons en fonction du sexe désiré, cette préférence ayant vraisemblablement été portée à sa connaissance. Quoi qu'il en soit, en mars 2024, la clinique a envoyé un courriel confirmant que deux embryons mâles avaient été conçus. Au mois de mai suivant, la clinique a communiqué au couple que le transfert d'embryons avait réussi.
Catastrophe : c'est une fille...
Lors de l’échographie, un technicien a confirmé que le bébé était de sexe féminin, "laissant le couple en pleurs" selon la journaliste de KTNV . Lorsque le couple a demandé des explications à l’agence, celle-ci aurait minimisé ses inquiétudes en expliquant que l’erreur concernant le sexe de l’embryon relevait de la marge d’erreur des diagnostics préimplantatoires.
Ce n'est que trois mois après la naissance de la petite Emma, que des tests d’ADN ont été effectués, démontrant qu'elle ne pouvait pas être liée génétiquement à Aymeric. Les tests n'excluaient pas la possibilité que la mère génétique et biologique de l'enfant soit en fait, la mère porteuse.
L'entreprise a blâmé la mère porteuse, suggérant qu’elle n’avait peut-être pas suivi le protocole d'abstinence peu avant ou peu après l'implantation de l'embryon. L'article de KTNV Las Vegas ne semble pas avoir eu accès à la version de la mère porteuse, il est impossible de savoir qui savait quoi.
Quand le test d'ADN a été révélé au propriétaire de l'agence, Brian Yalden Luna, celui-ci a proposé au couple bénéficiaire une seconde grossesse pour autrui, sans frais supplémentaires, en échange d'une entente de non-divulgation. En prime, ils pouvaient garder l'enfant...de la mère porteuse.
Le couple a refusé de signer une entente de non-divulgation et a gardé le bébé de la mère porteuse. Il est impossible de savoir si la mère porteuse est au courant de ces tractations.
Pour restaurer son image, l’agence offre désormais des tests ADN gratuits afin de rassurer les parents bénéficiaires quant au lien génétique.

