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Mythe # 1
La GPA est un geste d'entraide familial

Mythe # 2
L'encadrement de la GPA est guidé par l'intérêt supérieur de l'enfant

Mythe # 3
La GPA est une solution à l'infertilité
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Mythe # 4
Au Canada les mères porteuses ne sont pas rémunérées
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Mythe # 5
L'encadrement de la GPA ne touche pas l'ensemble de la population

Mythe # 6
Les commanditaires de GPA ont les mêmes revenus que les mères porteuses
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Mythe # 7
Une GPA « gestationnelle » comporte les mêmes risques qu'une fécondation in vitro
Possibilité de pouvoir disposer de l'enfant qu'une femme porte
La loi québécoise encadrant la GPA a ouvert pour la société québécoise une nouvelle possibilité juridique autorisant que l'on puisse disposer de certains enfants : il s'agit des enfants qui ont fait l’objet d’un contrat avant leur conception.
Le 27 mai 2024, la Tribune (Sherbrooke, QC) publiait un article intitulé :
" Femmes porteuses: des couples otages d’une nouvelle loi encore trop floue " .
La journaliste Karine Tremblay se demandait si " on traite les enfants de façon différente en fonction du mode de procréation dont ils sont issus.». La réponse est oui, mais pas pour les raisons évoquées dans le texte.
Dans le livre Ventres à louer, une critique féministe de la GPA, la co-fondatrice de la Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (Ciams), Ana-Luana Stoicea-Deram explique clairement le traitement différencié des enfants issus d'une GPA:
"On voit ainsi que toute tentative de faire un don d'un être humain particulier, en l'occurrence un enfant, suppose que l'on puisse disposer de n'importe quel être humain - puisque le principe d'égalité s'applique à tous.
Ou alors, si l'on ne peut disposer des êtres humains en général, on ne peut disposer d'aucun. Prétendre que l'on puisse faire don d'un enfant, c'est nier son humanité, et de ce fait, attaquer et sacrifier la reconnaissance d'une humanité commune".[1]
Cette conséquence collective est rarement abordée et touche l’ensemble de la population. En effet, en quoi un "don d'enfant" serait plus éthique qu’une “vente d'enfant”?
La loi québécoise sur l'encadrement de la GPA est une rupture qui remet fondamentalement en cause le statut légal, anthropologique et social de la maternité et soulève de sérieuses préoccupations éthiques.
La GPA implique une redéfinition des notions de « mère » et de « maternité », une transformation conceptuelle qui concerne l’ensemble des femmes. Le 2 mai 2026, le journal Le Monde publiait dans sa section Idées un article invitant les décideurs à définir la maternité sur la base d’une « intention ». Le titre — "GPA : Ce qui définit la mère n’est pas l’utérus où l’on a grandi, mais le processus d’adoption psychique dont on a été l’objet" — ne pouvait être plus explicite. Une telle affirmation semble par ailleurs minimiser, voire invalider, les nombreuses quêtes d’origine entreprises par des personnes adoptées au cours de leur vie. La blessure engendrée par l'abandon de la mère et le besoin de la connaître demeure souvent vive tout au long de leur vie. Dans ces cas, c'est peu de dire que le "processus d'adoption psychique" ne remplace pas le lien filial maternel mais si ils ont vécu dans des familles aimantes et généreuses.
Toutes les femmes deviennent dès lors un " portentiel d'utérus " à louer et peuvent être "sollicitées" par un ami, un frère, une cousine, un supérieur hiérarchique : "puisque ton utérus/tes ovocytes ne servent pas, pourquoi ne pas le/les mettre à disposition de personnes qui en ont "réellement besoin" ? Le corps des femmes, de toutes les femmes, est dorénavant une opportunité de marchandisation et cette perception est maintenant cautionnée par l'État québécois.
