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Mythe # 1
La GPA est un geste d'entraide familial

Mythe # 2
L'encadrement de la GPA est guidé par l'intérêt supérieur de l'enfant

Mythe # 3
La GPA est une solution à l'infertilité
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Mythe # 4
Au Canada les mères porteuses ne sont pas rémunérées
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Mythe # 5
L'encadrement de la GPA ne touche pas l'ensemble de la population

Mythe # 6
Les commanditaires de GPA ont les mêmes revenus que les mères porteuses
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Mythe # 7
Une GPA « gestationnelle » comporte les mêmes risques qu'une fécondation in vitro
Au Québec, la séparation précoce de chiots ou de chatons d'élevage d'avec leur mère est interdite.
Le Règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens (c. P-42, r. 10.1) prévoit, à l’article 42, qu’un éleveur ne peut sevrer les chiots avant l’âge de 8 semaines.
Pourtant, le Canada, malgré son statut de société moderne, considère qu’il peut être dans le meilleur intérêt d’un bébé humain d’être volontairement séparé de sa mère peu après sa naissance, parfois après seulement quelques minutes.
Des mères porteuses québécoises mentionnent sur leurs réseaux sociaux qu’elles gardent et allaitent des nourrissons issus de GPA pendant environ deux mois, en attendant l’émission du passeport canadien du nourrisson afin qu’il puisse quitter le pays avec les parents bénéficiaires résidant à l’étranger. Cette situation soulève des questionnements quant aux effets potentiels d’une séparation précoce entre l’enfant et la femme qui l’a porté et allaité. En effet, quel psychologue est aujourd’hui en mesure d’évaluer s’il serait moins dommageable pour un enfant d’être séparé de sa mère après deux mois plutôt que dans les premières minutes suivant sa naissance ?
Ce traumatisme de la séparation à la naissance est pourtant bien documenté par plusieurs chercheurs dont ceux de l’étude « Should neonates sleep alone? »(2011). Les auteurs décrivent ainsi les effets de cette séparation (notre traduction) :
La séparation entre la mère et le nouveau-né est associée à une augmentation notable de la puissance de la variation du rythme cardiaque, ce qui suggère un état de tension centrale anxieuse et autonome. La séparation mère - nouveau-né a également eu un impact profondément négatif sur la durée du sommeil calme. La séparation maternelle peut être un facteur de stress auquel le nouveau-né humain n'est pas bien adapté et qui n'est pas forcément bénin .
SOURCE : WOMEN AND BIRTH (2018), “Not my child to give away”: A qualitative analysis of gestational surrogates’ experiences Samantha Yeea,*, Shilini Hemalala,b, Clifford L. Libracha
la monoparentalité
Dans sa réforme du droit de la famille, le ministre de la justice québécois M. Jolin-Barrette a été bien avisé de fermer la porte à la pluriparentalité (une filiation impliquant plus de 2 parents), réclamée par certains citoyens. Pour justifier sa décision il a invoqué le fait qu’aucune étude ne démontrait que cette configuration familiale était favorable aux intérêts des enfants.
Pourtant, en favorisant un accès universel à la GPA, les lois canadiennes et québécoises facilitent et cautionnent la création intentionnelle de familles monoparentales, une configuration familiale précarisée. Cette recherche quasi obsessive d’un objectif de « non-discrimination » entre citoyens conduit à des aménagements juridiques qui priorisent les intérêts et les projets des adultes, sans considération suffisante pour le meilleur intérêt de l’enfant. Or, il est difficile d’ignorer le préjudice potentiel subi par celui-ci, puisqu’il demeure la seule partie ne bénéficiant d’aucune représentation légale de ses intérêts lors de la signature du contrat dont il fait lui-même l’objet.
Ainsi, aucune restriction d'accès à la GPA tenant compte du statut marital des clients n'a été prévue en dépit du fait que la vulnérabilité des familles monoparentales a été démontrée et documentée depuis de nombreuses années. Une vaste étude américaine souligne le lourd impact socio-économique subit par les enfants qui grandissent avec des pères absents.
L’évaluation des risques menée par le Centre national de prévention du crime de Sécurité publique Canada (2011) a mis en évidence que :
" Les adolescents de familles monoparentales sont, de façon significative, plus susceptibles de développer des comportements antisociaux (Demuth et Brown, 2004, et Fergusson, Boden et Horwood, 2007), et donc de cumuler les facteurs de risque. Plus précisément, l’absence de père durant l’enfance était un important facteur de risque. En effet, les jeunes dont le père n’était jamais présent dans la maison étaient plus susceptibles de se livrer à diverses formes de délinquance et d’adopter un comportement problématique ou à prendre des risques, y compris la promiscuité sexuelle, la criminalité et la toxicomanie "
Référence: Jeunes à risque de commettre des crimes et des infractions graves tout au long de leur vie (p. 17).
Un client célibataire de GPA, dont l'évaluation parentale avait été jugée inadéquate par les agences d'adoption et le ministère de la famille albertain raconte au Journal Metro comment il a pu réaliser son désir de former une famille mono-parentale en ayant recours à des GPA :
"Nathan, originaire de l'Alberta, au Canada, a décidé pour la première fois de devenir un père célibataire en 2010. Mais il s'est heurté à une opposition féroce de la part de son entourage et a dû faire face au rejet des agences d'adoption et de placement familial ".
(Notre traduction)
Les clients célibataires ayant recours à la GPA forment maintenant 5.6% du marché selon un sondage ontarien.
Le droit à la connaissance de ses origines
Au Québec et au Canada les enfants issus de la pratique de la GPA n'ont pas tous accès à leurs origines, ce qui contrevient à l'article 7 de la Convention relative aux droits de l’enfant de l'ONU dont le Canada est signataire.