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Mythe # 1
La GPA est un geste d'entraide familial

Mythe # 2
L'encadrement de la GPA est guidé par l'intérêt supérieur de l'enfant

Mythe # 3
La GPA est une solution à l'infertilité
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Mythe # 4
Au Canada les mères porteuses ne sont pas rémunérées
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Mythe # 5
L'encadrement de la GPA ne touche pas l'ensemble de la population

Mythe # 6
Les commanditaires de GPA ont les mêmes revenus que les mères porteuses
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Mythe # 7
Une GPA « gestationnelle » comporte les mêmes risques qu'une fécondation in vitro
La fécondation in vitro (FIV), est une méthode d'assistance reproductive présentant davantage de risques pour la santé qu'une grossesse spontanée. Elle a été développée dans les années 80 pour offrir aux femmes qui avaient des difficultés à concevoir naturellement, la possibilité de devenir enceintes.
La FIV est désormais utilisée dans la majorité des GPA. Les cliniques de fertilité prodiguent une assistance reproductive à une personne qui n’est pas infertile et qui n’en a pas besoin pour concevoir, tandis que la personne souffrant d’infertilité demeure, quant à elle, toujours infertile. Aucun trouble n’est guéri, aucun patient n’est réellement traité.
Aujourd'hui, des parents prospectifs peuvent sélectionner le bagage génétique souhaité d'un enfant sur catalogue [1]et imposent une série d'interventions médicales à la mère porteuse. Les parents bénéficiaires ne souhaitent pas que la mère porteuse soit liée génétiquement à l'enfant qu'elle porte par crainte de recours judiciaires qui résulteraient par une reconnaissance de sa filiation maternelle et pour éviter qu'elle ne s'attache à l'enfant qu'elle porte.
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Les mères porteuses sont sélectionnées en fonction de leur capacités reproductives[2]. Elles n'ont nul besoin d'avoir recours à ces interventions médicales invasives pour devenir enceintes. Ces procédures exposent inutilement leur santé — ainsi que celle de l’enfant à naître — à des risques supplémentaires. Une telle instrumentalisation des fonctions reproductives peut être interprétée comme relevant d'un acte de violence obstétricale.
La mère porteuse devra souvent subir plusieurs transferts d’embryons. L’agence Fertylis précise d’ailleurs que l’on parle d’« échecs répétés d’implantation » lorsqu’aucune grossesse évolutive n’est obtenue après trois ou quatre transferts d’embryons dans le cadre d’une FIV. Chaque transfert nécessite également une importante médication hormonale et une série d’injections — pouvant totaliser près d’une centaine par tentative — destinées à favoriser l’implantation embryonnaire et à prévenir le rejet.
L'infertilité "sociale": une dérive de sens d'un terme médical
Les demandes provenant d’hommes seuls ou en couple avec un autre homme, formaient 40% des GPA en Ontario en 2018 et 60% au Royaume-Uni en 2022. Le terme médical “infertilité” est extrapolé à leur situation par l’introduction du néologisme “infertilité sociale”. En réalité, la majorité de ces clients sont fertiles.
La FIV et la GPA sont utilisées pour compenser cette “infertilité sociale” et imposent aux femmes un risque médical pouvant engendrer une infertilité pour elles-même[3]. La diversité des modèles familiaux est pourtant déjà reconnue par le droit québécois et ces personnes sont admissibles à l'adoption, à l'adoption par la banque mixte, à devenir famille d'accueil ou peuvent avoir recours à co-parentalité.
On qualifie à tort certaines situations d'« infertilité », alors qu'il s'agit en réalité de femmes fertiles qui reçoivent des soins de procréation assistée pour tomber enceintes d'hommes... fertiles aussi.
Du point de vue du marché pharmaceutique rien ne peut être plus avantageux que d'offrir des traitements d'assistance à la procréation à des personnes fertiles: la clientèle potentielle s'élargit et les promesses de profits bondissent de façon vertigineuse.
[2] Ces femmes ont été sélectionnées par des agences intermédiaires en raison de leur fertilité.
[3] "Les femmes qui ont conçu des enfants uniques par FIV courent un risque accru de pré-éclampsie, de diabète gestationnel et de placenta praevia" - Complications in pregnancies after in vitro fertilization and embryo transfer (2016)
